ISRAËL HOROVITZ

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En bientôt quatre-vingts ans (il est né dans le Massachusetts, à Wakefield, en 1939), Israël Horovitz a déjà vécu plusieurs vies d’écrivain. Ce fils de camionneur fit jouer sa première pièce à l’âge de 17 ans et s’engouffra dans toutes les voies ouvertes par le théâtre, du jeu à la mise en scène. Il allait dès lors écrire frénétiquement, et une cinquantaine de ses pièces sont à ce jour traduites et jouées dans le monde. Plusieurs d’entre elles ont été publiées dans la revue L’avant-scène théâtre : Des rats et des hommes, Pas de Tango et Les Rats, 1994, Lebensraum (espace vital) et Les Sept Familles, 1998, Les Poings qui volent, 2003, Voyage entre père et mère, 1999,  Opus cœur et Inconsolable, 2006,  Trois semaines après le paradis et Beyrouth Blues, 2008, et Très chère Mathilde

Il a écrit un grand nombre de scénarios et réalisé lui-même le film My Old Lady, tiré de sa pièce Très chère Mathilde, avec Maggie Smith, Kevin Kline, Kristin Scott Thomas, Stéphan Freiss, Dominique Pinon, Noemie Lvovsky et Stéphane de Groodt. Mais il s’est avant tout consacré au théâtre. Joué dans les grandes capitales, interprété par les plus grandes têtes d’affiche (Al Pacino, Richard Dreyfuss à Broadway, Gérard Depardieu, Pierre Dux, Jane Birkin, Jacques Dufilho à Paris), il a préféré se tenir à l’écart des grands circuits pour revenir dans son Massachusetts natal (où il situe beaucoup de ses œuvres, comme Le Baiser de la veuve ou Opus cœur) et fonder le Gloucester Stage Company, qu’il dirige de 1979 à 2007, où il a pu créer certaines de ses pièces. Il s’installe à Londres régulièrement et vient très souvent à Paris. Il a d’ailleurs mis en scène lui-même La Marelle et Didascalies au Lucernaire, en 1993. Son amitié pour la France pourrait bien être née de son intérêt pour le théâtre de l’absurde, dont son travail n’est peut-être pas très éloigné. Il chercha à rencontrer Beckett et devint l’un de ses amis. Il connut Ionesco qui le dépeignit en quelques mots : «Comme tous les tendres, comme tous les doux, il écrit les choses les plus cruelles qu’on puisse imaginer. »
À sa création, Le Premier, monté par l’auteur et Michel Fagadau, obtint un triomphe au Théâtre de Poche-Montparnasse et fit d’Horovitz un auteur adopté par Paris, et l’auteur américain le plus joué en France.

(Represented par Renauld & Richardson. Rights for Spain)

PLAYS

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QUELQUE PART DANS CETTE VIE (PARK YOUR CARD IN HARVARD YARD)
Théâtre Edouard VII à Paris, 2018
(1 femme, 1 homme)

Gloucester, petite ville portuaire des États-Unis.
Jacob Brackish (Pierre Arditi), vieille terreur du lycée local où il a enseigné toute sa vie la littérature anglaise et l’histoire de la musique, vit reclus avec sa radio pour seule compagnie.
Kathleen (Emmanuelle Devos) débarque, telle une tempête, dans cet univers désolé.

Grâce à elle, la vie revient et ces deux êtres, qu’a priori tout oppose, vont se rencontrer...

Mais pourquoi vient-elle ? Vraiment... ?

PRESS

Télérama:
http://sortir.telerama.fr/evenements/spectacles/quelque-part-dans-cette-vie,n5387794.php

Le Figaro
http://www.lefigaro.fr/theatre/2018/01/31/03003-20180131ARTFIG00243-jean-loup-dabadie-les-acteurs-donnent-du-souffle-a-ce-que-l-on-ecrit.php

Le Figaroscope
http://evene.lefigaro.fr/culture/agenda/quelque-part-dans-cette-vie-5159998.php