| Œuvre
Ángel Esteban
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De Gabo a Mario, Ángel Esteban
& Ana Gallego (Espasa Calpe, janvier 2009)
Ce livre raconte l'histoire de l'amitié entre les deux meilleurs romanciers du boom latino-américain, probablement les deux romanciers les plus importants du XXe siècle en langue espagnole: García Márquez et Vargas Llosa. Mais il ne s'agit pas de relater seulement cette vie commune: autour de cette histoire seront abordés les racines du boom, les amitiés collatérales (Cortázar, Fuentes, Carpentier, Borges, Sábato, Edwards, etc), le Paris et la Barcelone des années soixante et soixante-dix, l'expansion du communisme et de la surconsommation durant les "années heureuses" des utopies, leur relation avec le monde culturel de la révolution cubaine et le Chili d'Allende, à l'époque des dictadures en Argentine, au Pérou et en Colombie.
L'attrait qu'exercent ces deux personnages est indiscutable, d'autant plus qu'ils passèrent d'être les meilleurs amis aux pires ennemis. La rupture se produisit au milieu des années soixante. Mario et Gabo ont toujours gardé le silence le plus absolu sur celle-ci, quoiqu'ils aient dit beaucoup de choses l'un sur l'autre durant les 30 dernières années. On a beaucoup glosé sur cette relation, et Ángel Esteban et Ana Gallego se sont penchés sur la question en apportant des éléments nouveaux que personne ne connaît.
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Gabo
y Fidel. El paisaje de una amistad, Ángel Esteban
& Stéphanie Panichelli (Espasa Calpe, 2004)
Les deux personnages les plus charismatiques du XXe siècle
hispano-américain, Fidel Castro et Gabriel García
Márquez, ont déclaré publiquement leur amitié.
Une relation personelle, politique et littéraire. Castro,
qui durant des années ne permit pas au Nobel colombien de
s’approcher de sa retraite insulaire, accepta, plus tard,
sans détours ses flagorneries de conspirateur. Gabo, obsédé
par le pouvoir, les caudillos et la médiation diplomatique
au plus haut rang, a vu dans le patriarche cubain le modèle
à partir duquel l’Amérique latine pourrait construire
un jour le socialisme. Castro, qui ne disposait pas dans son île
d’intellectuel pour diffuser ses réussites révolutionnaires,
a trouvé dans García Márquez l’homme
le plus habile que les Caraïbes aient eu depuis le temps du
choléra. Gabo, qui a toujours refusé les propositions
des partis politiques et des leaders colombiens pour être
ministre, ambassadeur ou président, a alors revêtu
le costume de campagne pour faire de la politique à sa façon
: tournant autour du pouvoir, le contrôlant et le dirigeant,
commandant sans sceptre, apportant des propositions d’un pays
à l’autre, en tant que ambassadeur unique et siamois
du “commandant barbu”. Ce livre est l’histoire
passionnante entre les deux hommes, le paysage de leur amitié
et de ses secrets.
Éditions à l'étranger:
- Studio Emka Klara Molnar (Pologne), 2006
- Ambar (Portugal), 2007
- Shinchosha (Japon), 2009
- Pegasus Books (USA), 2009
- Dogan Egmont (Turquie), 2011
- Yemun Publishing (Corée), 2011
- Gold Wall Press (Chine), 2011
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Cuando
llegan las musas (Cómo trabajan los grandes escritores),
Ángel Esteban & Raúl Cremades (Espasa Calpe, 2002)
Comment Miguel Delibes ou Buero Vallejo parvenaient-ils à
se concentrer pour écrire leurs œuvres tandis que leurs
enfants jouaient autour d’eux ? Pourquoi Carmen Martín
Gaite est-elle morte en serrant contre elle ses cahiers? Comment
Rafael Alberti a-t-il pu créer un de ses plus beaux poèmes
d’amour, “La paloma”, dans la solitude d’une
triste nuit ? Pourquoi Vargas Llosa a-t-il l’habitude d’écrire
entouré de figures d’hippopotames ? Dans quelles circonstances
est arrivée à l’esprit de Saramago la première
idée de son Essai sur la cécité ?
Pourquoi García Márquez a-t-il besoin d’une
fleur jaune sur sa table pour pouvoir travailler ? Pourquoi Isabel
Allende commence-t-elle toujours ses romans à la même
date, le 8 janvier ?
Cuando llegan las musas nous offre non seulement les réponses
à toutes ces questions et à bien d’autres, mais
aussi les clefs pour comprendre la relation entre la passion et
le métier des écrivains, entre l’inspiration
et le travail, entre les moments les plus sublimes et les plus triviaux
de la création littéraire. Raúl Cremades et
Ángel Esteban ont su s’immerger avec brio et rigueur
dans l’expérience et les réflexions de seize
des plus grands maîtres de la littérature latino-américaine
du XXe siècle.
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