| Œuvre
Javier Fernández de Castro
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Tres cuentos de otoño (Bruguera, 2008)
Les trois nouvelles ici réunies débutent avec une simplicité champêtre, dans des régions sauvages, des villages perdus où arrivent des personnages débonnaires qui se retrouvent pris, quelques minutes plus tard, dans des situations inextricables. Essayant, par exemple, de récupérer une bouteille de vin entre les pattes d’une vingtaine de vaches rendues folles par le froid. Avec la précision de ces as de la mécanique qui apparaissent dans ses romans, capables de démonter pièce par pièce une BMW 900 et de la remonter sans cesser de parler, de picoler et de fumer le cigare, les récits de Fernández de Castro atteignent des sommets de saturation technique qui semblent impossibles à démêler; puis, en trois pages à peine, le nœud de l’intrigue se défait, le labyrinthe s’ouvre, les vaches se dispersent, l’imbroglio diabolique s’évanouit, le soleil se lève, et les personnages de retourner tranquillement à leur bouteille de vin et leur cigare et de reprendre leur voyage qui, quelques kilomètres plus loin, va les plonger dans un nouvel enfer.
La prose de Fernández de Castro associe la virtuosité à la facilité naturelle, tels ces violonistes qui paraissent avoir douze doigts et jouent des partitions improbables tout en lançant des œillades à la dame du premier rang.
Félix de Azúa
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Crónica
de la mucha muerte (Plaza y Janés, 2001)
Il
ne faudra pas moins, à Severo Vidal, de la moitié
d’une vie pour passer d’une réalité héritée
à la vraie réalité.
Bon gré mal gré, il se retrouve dans une ferme de
chasse située dans le désert des Monegros, entouré
de Gregorio Portales, un employé traître et soumis,
et d’un clan haut en couleurs de soudeurs ambulants sous les
ordres de José Balanus, un géant chauve, boiteux et
myope dont la fille, l’énigmatique Clemencia, représentera
une des tentatives les plus désespérées de
Severo pour se créer une réalité habitable
par lui et les siens.
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La tierra prometida (Lumen, 1998)
Prix
Ciudad de Barcelona, 1998
Dans
ce roman, on retrouve tous les éléments propres à
un rituel d’initiation, bien que légèrement
déformés : une famille mi-traditionnelle mi-farfelue,
qui accueille en son sein l’initié ; un adolescent
désorienté qui accepte et refuse à la fois
les rituels successifs ; un oncle bavard trop porté sur le
whisky, qui lui sert de guide ; des adultes dans lesquels l’initié
cherche des modèles de vie à suivre, ainsi qu’une
insolite prêtresse de l’amour qui lui fera goûter
au fruit défendu.
Sous la trame d’événements, en apparence, superficiels
se cache un enchevêtrement complexe de passions, tandis que
la prose, ironique et distante, finit par distiller une écriture
passionnelle proche du règlement de comptes.
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Tiempo
de Beleño (Plaza y Janés, 1994)
Comme
dans les récits d’autrefois, ce roman commence avec
deux voyageurs perdus en plein orage qui trouvent refuge dans une
auberge éloignée. Là, comme il ne pouvait pas
en être autrement, ils passent la nuit à écouter
une longue histoire. Que les voyageurs soient des motards ou que
l’histoire soit en réalité une légende
pleine de passion et de haine frisant le satanisme, ce ne sont là
que de simples impondérables. De même le fait que les
motards et les commensaux croisent sur leur route, durant la nuit,
l’empereur Charles V dont le canal extravagant fut construit
au mauvais moment, ainsi que le Boiteux de Villacarriedo et une
princesse mauresque follement amoureuse de lui. Viendront s’ajouter,
dans leur déambulation hallucinée à travers
les bois, deux bandes de transgresseurs et une compagnie de gendarmes,
tous sous l’effet d’une potion au goût agréable
et aux effets ravageurs.
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La
guerra de los trofeos
(Anagrama, 1991)
Les
vies d’un sportif d’élite tombé en déchéance
et d’un vétérinaire rêvant de voir s’accomplir
ses ambitions scientifiques, se retrouvent dans un désert
battu par les vents: le désert des Monegros.
Voulant tous deux fuir autant que possible l’échec
et la résignation, ils seront confrontés à
une longue suite de forces contraires : une multinationale de l’automobile,
un éleveur de lévriers et son assistant fatalement
attiré par les pastèques, l’épouse alcoolique
d’un banquier…
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La
novia del capitán
(Mondadori, 1987)
La
mort d’un père légendaire sème la panique
au sein d’une famille catalane acculée à la
ruine. Mais les efforts de la veuve non moins exceptionnelle et
les manœuvres rocambolesques de ses enfants étrangement
doués, remettent à flot un navire qui semblait chavirer.
La novia del capitán est avant tout une chronique
d’amour et d’aventures où réalité
et fantaisie se confondent dans un cadre de pirates malais, de
performances cyclistes et de cuites délirantes à
base de bière sans alcool.
À la fin, la mort, l’amour, la passion incontrôlable
et les frontières de l’inceste sont franchis, au
rythme d’une course de chevaux emballés, dans une
explosion d’humour et de nostalgie.
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Laberinto
de fango (Plaza y Janés, 1983)
Dans
son long pélerinage à la recherche de lui-même,
Isleño Campa, un sous-marinier malchanceux est absorbé
par un égout, vomi à la mer et rendu à une
terre étrange qui le tuera deux fois avant qu’il ne
se sente prêt à accomplir sa mission: tuer l’usurpateur
de la maison de son père et occuper sa place.
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Así
en la tierra
(Plaza y Janés, 1977)
Un
groupe de personnages bourrus et acariâtres, réunis
par hasard dans une grande bâtisse de la plage barcelonaise
de Pueblo Nuevo pour y élever des lévriers de course,
finiront leur étrange régression morale au cours d’un
rituel de fête cannibale où ils dévoreront leurs
propres créatures.
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Cuentos
del Señor de la Lluvia ( Nouvelle version,
2006)
(Roman pour enfants)
Un monsieur, (le Seigneur de la Pluie), qui a pour mission de faire
tomber la pluie dans le monde rencontre un beau jour un corbeau
et un éléphant qui se disputent un arbre rachitique
sans grand intérêt apparent. Le Seigneur de la Pluie
intervient dans le conflit en prenant parti, semble-t-il, pour l’éléphant
: en effet, le corbeau reçoit, au cours de la bagarre, un
coup de parapluie qui le laisse groggy pendant plusieurs jours.
Mais il n’en est rien, et les rapports entre les trois personnages
s’améliorent très vite lorsque le Seigneur de
la Pluie décide de s’acheter une puissante moto tchèque
munie d’un sidecar pour y monter l’éléphant
et partir tous ensemble faire de la pluie dans le monde. Malheureusement,
le début de voyage à bord de la puissante moto ne
se passe pas comme prévu, et maintenant c'est au tour de
l'éléphant d'être en mauvaise posture: suite
à un accident, il finit emprisonné dans le domaine
du Seigneur du Volcan. Comment ses amis arriveront-ils à
le sortir de là?
La présente édition n’est pas une simple version
corrigée de celle qui fut publiée il y a près
de 30 ans dans la mythique collection Moby Dick. Ceux et celles
qui se délectèrent des péripéties de
ce trio de personnages aussi touchants qu’invraisemblables,
pourront de nouveau profiter de leurs péripéties ainsi
que de nouvelles aventures.
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