J.P.S BROWN

f_alfonso.gif

Joseph Paul Summers Brown est né en 1930 à Nogales, en Arizona. Sa famille est depuis six générations éleveur au Mexique et en Arizona. En 1952, il a obtenu une maîtrise de journalisme à l’Université Notre Dame de Santa Fe. Il a travaillé dans deux journaux de l’Arizona et à El Paso Herald-Post jusqu’en1954.  

Nommé sous-lieutenant dans le Corps des Marines en 1955, il a commandé une section d’infanterie au Japon. Détaché en 1956 à l’École des Marines de Bridgeport, en Californie, il a servi comme moniteur d’escalade et également comme instructeur de bêtes de somme.  

Mis en disponibilité du corps des Marines en 1958, il s’est installé au Mexique pour se lancer dans le commerce de bétail et de chevaux. En 1960, il est parti à Navojoa, Sonora, afin d’acheter du bétail pour les rodéos. Il a traversé à cheval les pistes de la Sierra Madre Occidental dans le Chihuahua et a exploité un ranch dans le désert de la Mer de Cortez à Sonora.
Il a été boxeur professionnel au Mexique de 1960 à 1964 et a commencé à écrire son premier roman, Jim Kane. En 1968, il a travaillé dans le ranch du célèbre présentateur de télévision Art Linkletter, dans le Nevada. 

Jim Kane fut publié en 1970 par Dial Press à New York et a été adapté au cinéma sous le titre Pocket Money (Les Indésirables), avec Paul Newman et Lee Marvin, en 1972.  
The Outfit, basé sur son expérience au Nevada fut publié par Dial en 1972. Il a exploité un ranch dans l’Arizona jusqu’en 1977, année au cours de laquelle il a commencé à fournir du bétail et des chevaux pour les films de Western à Tucson.  
Son roman The Forests of the Night (Dial Press, 1974) a été publié en France en novembre 2011 par les Éditions Archipel, sous le titre La piste du jaguar. 

Il a également écrit : Keep the Devil Waiting(Bantam,1992) ; The Blooded Stock, The HorsemanLadino et Native Born publiés par Bantam et Doubleday entre 1989 et 1994.

Son recueil de nouvelles The Cinnamon Colt fut publié par Doubleday en 1996. Steeldust fut publié en 1997 par MQM Publishing, une société appartenant à Brown. 
Ces dix romans sont toujours disponibles, republiés par Authors Guild. 

The World in Pancho's Eye fut publié par University of New Mexico Press (UNM Press) en octobre 2007 et choisi comme un des dix livres les plus représentatifs de l’année 2007 par la Arizona Historical Society. Wolves At Our Door, publié par UNM Press en avril 2008, a aussi été sélectionné comme un des dix livres les plus représentatifs de 2008 par la Arizona Historical Society. Ce livre a figuré parmi les trois finalistes du Spur Award, remis pour le Meilleur Roman 2008 par The Western Writers of America.

I have long considered Brown in the top ten of my favorite contemporary American writers. Simply enough, no one writes more authentically and beautifully about the American west. 
                                                                                                                                          Jim Harrison

 

ŒUVRE

 

Jim Kane (Dial Press, 1970 / Authors Guild, 2008) 

Un roman à épisodes sur un cowboy de l’Arizona du nom de Jim Kane, qui achète des chevaux et du bétail au Mexique pour les revendre aux États-Unis, et dont la vie prouve que les cowboys existent bel et bien encore de nos jours et qu’ils sont décidés à vivre selon leurs propres principes. 
Jim Kane voyage en train, en voiture, en camion et en avion pour mener à bien son travail, mais le plus souvent c’est sur sa selle Pajaro qu’il suit les traces de fer à cheval dans la Sierra Madre Occidentale du Chihuahua, dans le désert de Sonora au Mexique, ou dans le désert de l’Arizona. 
Chaque épisode de ce roman est une nouvelle aventure dans laquelle Kane fait du commerce de bétail avec des gens de toutes sortes. Il se fait des ennemis contre lesquels il doit se battre, mais se fait aussi de très bons amis, y compris une belle fille à l’air hautain qui, avant de rencontrer Jim Kane, a refroidi plus d’un cowboy.

Portada-The-Outfit.gif

The Outfit  (Dial Press, 1972 / Authors Guild, 2008) 

Le deuxième roman de J.P.S. Brown sur le métier d’éleveur et la vie actuelle des cowboys retrace la vie d’un groupe d’hommes qui rassemble des milliers de bêtes de bétail sauvages à travers un énorme ranch (outfit) d’un million d’hectares au Nevada.
Sorrells, le personnage principal, est un farouche anarchiste, à la tête d’une équipe de cowboys aussi asociaux et téméraires que lui. Porter, le vacher en chef, est un homme marqué par 76 années passées avec les chevaux et le bétail, mais dont l’expérience et la ténacité sont précieuses. Le cowboy Wilson est un indien bien trop sauvage pour se plier aux ordres des gens de la ville qui gèrent le ranch depuis un bureau situé dans un autre état.  
Malgré leur langage rugueux et brutal, les cowboys sont d’excellents gérants qui ont affaire à de grands animaux véloces, rusés et entêtés, à la forte personnalité. Ils se dédient corps et âme à leur dure labeur consistant à mener des animaux sauvages sur les marchés, mais ils savent aussi prendre du bon temps les rares fois où ils vont en ville. Leur vie est violente, sauvage et dangeureuse et s’écarte tellement du style de vie des Américains que l’auteur la décrit comme, “un pays où le soleil se couche entre la ville et nous.”  
Le ranch où ils travaillent appartient à un acteur, et il est dirigé par son fils depuis un bureau situé sur “Le Boulevard des Rêves” à Hollywood dont il se sert pour dégrever ses impôts. Les cowboys sont néanmoins peu payés pour leur travail. Comme dit Sorrells, “il faudrait être débile de faire ça pour de l’argent. On le fait parce qu’on est né pour ça et qu’on le fait mieux que personne au monde.”

Portada-Forests-of-the-night.gif

The Forests of the night (Dial Press, 1974 / Authors Guild, 2008) 

C’est l’histoire d’un jaguar surnommé El Yoco, devenu un véritable prédateur et qui commence à s’en prendre au bétail et aux hommes dans la Sierra Madre Occidental du Mexique. Un jour, le fauve sème la terreur dans la famille d’Adan Martinillo et fait un carnage dans son ranch. Connu pour ses talents de chasseur et de pisteur, l’homme part à la poursuite du jaguar. Mais aucun être vivant n’est aussi apte et habile à tuer que El Yoco, qui, imbu de son pouvoir, tue plus souvent par plaisir que pour manger. 
Au même moment, un jeune éleveur qui a grandi dans la croyance qu’un homme ne peut prouver sa virilité qu’en supprimant un autre homme, assassine sans motif un voisin et kidnappe sa fille. Comme El Yoco, ses dons de tueur lui font perdre la raison. Fermiers et éleveurs, femmes et enfants, bonnes et mauvaises gens, tous assistent aux méfaits des deux meurtriers et sont heureux d’apprendre qu’Adan est à leurs trousses. Personne d’autre qu’Adan n’a la prédisposition ou le courage suffisant pour entreprendre un tel travail. Mais lorsque Adan échoue à surprendre El Yoco et à l’abattre, les habitants le rejettent. Et quand il attrape une pneumonie et est poignardé par le jeune homicide, il devient la risée générale.
L’histoire décrit un homme piégé et vaincu par une nature sauvage qui triomphe de tout.

Publié en France chez Archipel sous le titre La piste du jaguar (2011)